Numérisation des entreprises rime de plus en plus avec collaboratif

Les Echos ont récemment publié un palmarès des plus belles initiatives de transformation numérique des entreprises du CAC 40. Et les logiques et outils collaboratifs ne sont pas en reste.

L’article est intéressant dans sa globalité et je vous invite à le lire, mais pour les plus pressés, en voici un résumé avec zoom sur les pratiques collaboratives.

graphe digitalisationSelon une étude de Cap Gemini et du MIT Center for Digital Business, voici les 3 raisons principales pour lesquelles les grandes entreprises investissent sur leur transformation numérique.

Voilà comment je traduis ces 3 principales motivations

1/ Le Web permet une telle productivité qu’il réduit presque à néant – selon Jeremy Rifkin – les coûts marginaux. Il est donc devenu impératif de maîtriser toutes les possibilités de l’outil, surtout quand les concurrents s’y mettent.

2/ Le collaboratif a permis au consommateur de passer au statut de prosommateur, un consommateur professionnalisé grâce à l’information dont il dispose, assimilable dans certains cas au producteur et plus actif dans la vie de l’entreprise, influençant celle-ci dans la conception et diffusion de ses offres. Le consommateur souhaite, et est désormais en position d’exiger, un traitement personnalisé.

3/ Le digital étant devenu le passage obligé à la bonne conception, production et commercialisation d’une offre, il est devenu indispensable d’y former ses salariés. Sans compter que ceux-ci – à priori devenus, eux aussi, prosommateurs dans la sphère privée, ne vont pas tarder à attendre autant de considération de la part de leurs employeurs. Ce qui n’est pas une mauvaise chose à en croire la théorie de la symétrie des attentions selon laquelle la qualité de service rendu au client est le reflet de la qualité de la relation entre les collaborateurs et leur organisation.

Liste des initiatives numériques retenues par les Echos

  • Améliorer l’expérience utilisateur
    Pour cela, nul besoin d’expliquer qu’il faut engager un dialogue poussé avec celui-ci, lui ouvrir les portes de la R&D et du marketing des entreprises et l’intégrer dans la chaîne de valeur.
  • Exploiter les données du Big Data
    Encore sous-estimée il y a peu par les entreprises, l’exploitation du Big Data commence à être perçue comme un élément stratégique différenciant. Le hic c’est que le niveau d’informations compilées est tel que le recrutement des ingénieurs compétents n’est pas chose aisée. Et créer un département dédié au Big Data s’apparentra très vite à la création supplémentaire d’une strate hiérachique ou d’un énième silo à décloisonner. Diffuser cette compétence parmi le plus grand nombre de salariés vous fera gagner du temps et décuplera leur engagement.
    Par ailleurs, pour contenir et qualifier les flux d’informations à traiter, distinguer le data utile et pertinent du data spoiler, travailler conjointement et en amont avec le consommateur, capteur et diffuseur de cette précieuse data peut réduire significativement vos coûts de traitement de l’information.
  • Former les salariés au nmérique grâce au Cooc
    Version corporate des Mooc (Massive Open Online Course) , les Cooc (Corporate Open Onlien Course) bouleversent l’approche pédagogique de la formation en entreprise en adaptant le contenu et ryhtme d’apprentissage à l’apprenant et en faisant de lui un relais et diffusion de connaissances parmi ses collègues.
  • Le Réseau Social d’Entreprise (RSE)
    qu’on ne présente plus. Décrit comme l’outil numérique absolu pour favoriser la collaboration et l’échange, il est encore nécessaire de préciser qu’il doit s’accompagner d’un changement de culture et managérial au sein de l’entreprise pour s’assurer de son adoption par le plus grand nombre.
  • Le crowdsourcing pour booster l’innovation
    Le crowdsourcing auprès des clients a déjà fait ses preuves en marketing. Mais le crowdsourcing s’élargit désormais à d’autres métiers que celui de l’advertising et surtout commence à investir le potentiel des salariés.

Le mot de la fin…

La transformation numérique – désormais reconnue comme incontournable – comprend de plus en plus de logiques collaboratives dont l’éventail d’outils et pratiques s’élargit constamment…. au point, me direz-vous, qu’on ne sait plus très bien ce qui relève du collaboratif ou pas. Il est vrai que le terme, à la mode, est devenu un peu fourre-tout.

Nous retiendrons alors que toute logique favorisant l’intelligence collective des hommes relève du collaboratif: et c’est bien le cas du social learning, du RSE, du crowdsourcing, de l’analyse du big data, etc…

 

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