6 conseils pour être un bon leader 2.0

Boss, Patrons, Chefs, Directeurs et même managers sont des termes qui seront bientôt bannis du dictionnaire de l’entreprise collaborative. Dans des organisations favorisant la transversalité, l’échange et l’horizontalité de la hiérarchie, ils seront remplacés par des capitaines, coordinateurs, coachs… Mais c’est le leader qui tirera son épingle du jeu. Le hic, c’est que le leadership d’une personne est souvent proportionnel à son charsime, c’est-à-dire à sa disposition naturelle à entraîner les autres. Pour ceux qui n’ont pas le charisme de Mel Gibson dans Braveheart ou -pensent qu’ils ne l’ont pas, ce qui revient un peu au même -, voici 6 conseils PRATIQUES pour devenir un bon leader…


Tout d’abord, précisons une chose: je ne suis pas franchement fan des « 5 awesome tips for… » ou  » The 8 most important key factors to… » ou encore ma préférée « The 3 life lessons my five-year daughter taught me about… ». Mais on en voit pas mal passer des comme ça quand on met en place une veille sur un sujet. Et comme j’ai quelques hashtags (#) sur le thème du management, j’ai eu l’occasion d’être pas mal spoilée. j’ai donc décidé de faire une compilation des plus pratiques (« most amazingly useful ever » j’oserais dire si j’étais née de l’autre côté de l’Atlantique). J’espère que ces 6 conseils seront plus digestes, concrets et illustrés que les originaux que j’ai traduits et détaillés.

 

1/ LE MANAGEMENT PAR L’EXEMPLE : Fini le « faîtes ce que je dise, pas ce que je fais ». Dans montrer lexemplel’entreprise collaborative fondée sur l’échange et la facilitation de l’expression de chacun avec tous, tout le monde doit être logé à la même enseigne, pas de traitement de faveur pour le N+1.
–>Exemples & Conseils: Vous voulez que les membres de votre équipe bossent ? Bossez, mettez la main à la pâte. Vous voulez qu’ils soient ponctuels ? Arrivez à l’heure, voire en avance. Vous leur demandez d’être perçus comme pros, soignez votre allure. Pas pour montrer que votre costume est plus cher ou sur-mesure mais que vous respectez vos interlocuteurs….

 

gandi22/ L’HUMILITÉ N’EST PAS UN VILAIN DÉFAUT, AU CONTRAIRE… : N’ayez pas peur de partager le mérite du travail accompli puisque c’est généralement un travail d’équipe. En plus, c’est scientifiquement prouvé par une étude américaine (de la University of Washington Foster School of Business si vous voulez tout savoir) : les employés attribuent à l’humilité de leur manager leur plus grande implication, leur propension à leur faire confiance et  suivre leur vision et leur hésitation à démissionner. Et contrairement à ce qu’on pense, être humble implique une certaine confiance en soi pour savoir accueillir de façon constructives les éventuelles critiques comme des opportunités d’apprendre pour s’améliorer. Car l’humilité vous permet de connaître vos limites, d’avoir conscience que rien n’est acquis et qu’il faut toujours chercher à s’améliorer…souvent en apprenant des autres. Les leaders ont d’ailleurs souvent un mentor (vivant ou décédé) vers lequel ils peuvent se tourner ou duquel ils peuvent s’inspirer dans des moments difficiles.
Comment savoir si vous êtes humble ? L’humilité se mesure en fonction de votre rapport au pouvoir: celui que vous avez mais aussi celui que détiennent les autres. Ci-dessous, des exemples plus concrets d’humilité au travail.
–>Exemples & Conseils: Un leader humble pratique un leadership calme et « soft »: il écoute, est transparent, connaît et accepte ses limites; il apprécie et valorise les compétences, qualités et contributions de ses collaborateurs. Un leader humble n’est pas centré sur lui-même mais ouvert aux autres. Il accepte la critique et ne réplique pas en mettant en avant les faiblesses des autres; il est fair-play et respectueux envers la concurrence. Au moment des remerciements et félicitations, il n’oublie pas ses collègues et sait distribuer et répartir le mérite…

Et souvenez-vous de ceci : si les cadres sont souvent recruté(e)s pour leurs compétences et expérience, ils sont souvent remercié(e)s à cause de leur personnalité.

 

3/ UNE COMMUNICATION EFFICACE : On associe souvent, dans le monde de l’entreprise, une bonne communication à l’art de savoir faire passer et entendre un message à la bonne cible…mais c’est oublier que la communication est une route à deux sens : se faire entendre (et comprendre) et savoir écouter. Le leader est à l’aise avec les deux et saura s’assurer que ce qui a été exprimé est ce qui a été compris.
–> Exemples & Conseils: Les exemples qui suivent vont peut-être vous paraître triviaux. Ils sont pourtant très pratiques et concrets et pas si souvent suivis que ça, contrairement à ce qu’on pense: Répartir et distribuer équitablement les temps de parole. Ne pas couper la parole de votre interlocuteur. Faîtes référence à des échanges passés et montrer que vous avez écouté et retenu ce qui a vous a été dit. Quelques conseils adaptés à l’ère de la communication numérique: dans un Réseau Social d’Entreprise ou Wiki, l’idée n’est pas de produire toujours plus de contenu et d’émettre des messages: n’hésitez pas à modérer, commenter les messages émis par les autres. Cela aura pour vertus tout d’abord d’enrichir l’information, ensuite de la faire circuler: en commentant une info, vous en informez votre réseau qui n’est pas le même que celui de la personne à l’origine du message. Enfin, cela montrera que vous êtes attentifs à ce que disent les autres.

 

4/ FAITES DES RÉUNIONS PRODUCTIVES : S’il existe un point commun à beaucoup d’entreprises, c’est la réunionite…et le sentiment partagé par tous ceux qui en sont victimes que c’est inutile, chronophage et frustrant. Si ce mal court toujours, c’est que les réunions restent un format nécessaire et qu’on a rien trouvé pour les remplacer. Cependant, définir collectivement une culture de réunions est un bon remède contre la réunionite. La 1ère des règles consiste à établir ce qui nécessite une réunion (reporting, présentation…) de ce qui n’en nécessite pas. Il faut en effet essayer d’identifier des formats d’échange alternatifs. Ensuite, voici quelques conseils très concrets pour que vos réunions restent efficaces.
–> Exemples & Conseils: Commencer à l’heure, fermez la porte et n’attendez pas les retardataires; s’ils doivent rentrer en dérangeant le cours des échanges, croyez-moi, ils prendront leur disposition la prochaine fois pour ne pas être en retard. Préparez un ordre du jour limité à 3 ou 4 points et pour chaque point, fixez un objectif à atteindre avant la fin de la réunion et gardez cet objectif en mémoire pendant les échanges. Limitez le nombre de participants. Annoncez des règles de participation comme par exemple : celui qui a la parole se met debout, cela évite de la monopoliser et de couper la parole ou encore celui ou celle qui n’intervient pas n’assistera pas à la prochaine réunion et se contentera du brief. Formez vos équipes à la conception de powerpoint efficaces : illustrations, #caractères limités. Une réunion ne doit pas forcément durer 1h pleine comme vous le suggère votre Lotus ou Outlook, si vous estimez que seulement 20mn sont nécessaires, ne jouez pas les prolongations. Le lieu de la réunion est également important et les réunions ne doivent pas nécessairement se conduire entre 4 murs dans une salle équipée d’un rétroprojecteur et de multiprises…

 

5/ UNE BONNE GESTION DE L’INFORMATION ET DES CONNAISSANCES : Vous étiez peut-être familier(e) avec les 4 précédents conseils de leadership valables depuis de nombreuses années et finalement assez atemporels…mais la gestion de l’information et de la connaissance sont des notions plutôt contemporaines, voire inédites. Aujourd’hui, le knowledge management est devenu essentiel avec la montée du big GED& smart data. Saviez-vous que ce que l’humanité a produit en écrits et communication depuis l’apparition de l’écriture (3500 av JC) jusqu’à 2003 est actuellement produit en …2 jours ? On comprend que gérer l’information – la stocker, la rendre accessible, la retrouver, l’optimiser et la véhiculer, modérer sa production – est devenu un enjeu business crucial…. et une des prérogatives du leader qui ne peut faire l’impasse sur ces compétences et missions, alors que l’ère de l’économie de l’information numérique est proclamée. Pour cela, il faut définir le niveau et la nature de l’information à produire et à faire circuler au sein d’une équipe ou d’une organisation; quels outils sont les plus adaptés pour y parvenir : un wiki, une GED bien archivée pour la stocker et retrouver ? Le mail, un live chat, le RSE, la vidéo pour la diffuser ? Devant l’émergence des nouveaux moyens de communication, il faut savoir les utiliser de façon pertinente… sans oublier les anciens mais qui marchent toujours (je ne parle donc pas du téléfax).
–> Exemples & Conseils: Établir des règles de titrage de documents pour en faciliter leur archivage et leur recherche; se fixer comme principe au sein de l’équipe de ne diffuser que de l’info commentée qui est la 1ère étape vers la production de savoirs collectifs. Pour éviter l’effet « retweet intempestif », imposez aux membres de votre équipe d’émettre un avis sur l’info redistribuée: cela aura pour effet d’engager celui qui la diffuse, d’enrichir l’information et de désépaissir le « fog » de l’information sous lequel les entreprises naviguent finalement à vue, faute de pouvoir traiter la quantité pharaonique d’information brute. Mettez en place des règles collectives comme le recours au wiki pour une information utile à un grand nombre de personnes, le mail pour une information ou demande ciblée et personnalisée, le live chat pour un besoin urgent. N’hésitez pas non plus à pratiquer le « lever de fessier de sa chaise » et traversée du couloir pour aller demander l’information requise auprès d’un collègue situé au même étage. Avec une dizaine d’informations de ce genre par jour, on arrive facilement à ses 30 minutes de marche à pratiquer pour garder la forme. Et n’oubliez pas, si vous voulez mettre en place ces règles, donnez l’exemple comme le stipule le 1er point de ce top 6.

Pour rappel, ci-dessous la chaîne de valorisation du data vers le savoir:

 

6/ SAVOIR GÉRER L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE DE SES COLLABORATEURS :  intelligence emotionnelle« Intelligence émotionnelle » est l’oxymore réconciliant l’hémisphère gauche (rationnel) et l’hémisphère droit (ressenti) de notre cerveau. Or les nouveaux enjeux et priorités dans les entreprises – que sont l’information (big data) et le relationnel (networking) – nous imposent (et c’est tant mieux) d’avoir recours aux deux hémisphères de notre cerveau, aussi bien que nous utilisons nos deux jambes pour avancer. Un leader se doit donc d’être attentif aux deux hémisphères du cerveau des membres de son équipe, c’est à dire qu’il doit savoir gérer leur intelligence émotionnelle, et ce de façon collective.
–> Exemples & Conseils: Au moment de composer une équipe sur un dossier, ne vous arrêtez pas qu’aux fiches de poste et compétences techniques mais veillez à la compatibilité comportementale des individus ; Désamorcez les conflits qui sont dûs à 65% à une mauvaise communication plus qu’à un désaccord « technique » ou de fond; savoir mettre de côté les chiffres et les faits pour laisser s’exprimer les intuitions de vos co-équipiers…

 

 

Voilà, pour résumer mon premier « top 6 amazing must-know » auquel j’ai eu recours pour vous dépeindre un bon leader 2.0:

1/ Montrer l’exemple
2/ L’humilité
3/ Une bonne communication
4/ Des réunions efficaces
5/ La GED et une formation aux nouveaux outils de communication
6/ L’intelligence émotionnelle plutôt qu’une bonne exécution technique

Promis, j’éviterais les top machin à moins qu’ils soient concrets et illustrés, ce qui, je l’espère , était le cas pour celui là !

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