La France, dernière de la classe en termes d’engagement des salariés… on continue ?

Selon le rapport GallupGallup est un institut de sondage international, spécialisé dans les questions économiques et d’entreprise et désormais reconnu pour son rapport annuel sur l’engagement des salariés – la France est bonne dernière de la classe européenne en termes d’engagement de ses salariés. Mais ne nous inquiétons pas, on retrouve les mêmes statistiques que les nôtres en … Chine.
Et certains pays font pire que nous, comme la Syrie ou Haïti…


Nul besoin de préciser ce qu’on entend par « engagés », « désengagés » et « désengagés actifs ». Les termes sont explicites.  Les chiffres aussi.
Pourtant, je suis de celle qui se méfie des chiffres, comme le démographe Alfred Sauvy qui disait que les « statistiques sont des petits êtres fragiles qui à force d’être torturées, finissent par dire tout ce qu’on veut leur faire dire ».
Les chiffres doivent en effet être replacés dans leur contexte. Par exemple, quand on voit que les chiffres sur l’engagement des salariés français – donc sur leur ressenti vis à vis de leurs conditions de travail – sont sensiblement les mêmes que ceux des travailleurs chinois, il faut se rappeler que les français ont une légère tendance à la complainte et au pessimisme. Pour rappel, les jeunes français de 18-25 ans ont moins confiance en l’avenir que les jeunes Afghans en guerre depuis des années…

Les chiffres, langage des entreprises

Mais les chiffres ont deux qualités majeures :

  • Ils sont parlants et facilement mémorisables
  • Ils sont surtout le langage préféré des entreprises et leurs décideurs

Parlons chiffres, donc !

France rapport Gallup engagement des salariés


Il n’existe par de ROI de l’engagement des salariés mais le rapport Gallup en calcule les effets positifs sur des indicateurs plus facilement mesurables.

effets positifs engagement

C’est pour quand la fin de l’humain comme variable d’ajustement ?

Alors si l’engagement des salariés est si favorable que ça à la croissance de l’entreprise, combien de temps faudra-t-il encore pour que l’humain cesse d’être considéré comme une variable d’ajustement ? Quand sera-t-il considéré comme la véritable valeur ajoutée de l’entreprise, celle capable de produire de l’intelligence collective, moteur de l’innovation ?
Et si vraiment, ce paradigme est trop difficile à concevoir pour les organisations, peut-être peuvent-elles se dire que ces dernières années ont été consacrées à optimiser la rentabilité des machines, des processus de fabrication, de la relation client, des délais de livraison, ou à la croissance externe, etc…  et qu’il est temps de se pencher sur l’humain pour lequel tous les indicateurs sont au rouge. Il faut se dire que c’est certainement là que la marge de progression est la plus forte.

Le management pyramidal classique pratiqué depuis des décennies ne fonctionne plus. Comment le pourrait-il encore alors que nous vivons les mutations sociétales les plus rapides et parmi les plus profondes que nous ayons connu depuis de nombreuses décennies?
Dans sa sphère privée et de consommation, l’individu fait l’expérience de toujours plus de liberté, d’illimité, de réalité augmentée… et l’entreprise l’a bien compris quand il s’agit de penser « offre pour ses clients« .
Mais une sorte de schizophrénie s’opère quand il s’agit de s’occuper des salariés, qui eux-même adoptent une 2ème personnalité en même temps qu’ils enfilent leur costume.
Sauf que la situation n’est ni souhaitable ni tenable.  Alors, on fait quoi ? On serre les fesses, on croise les doigts et on continue ?


Changeons de management !

Ça tombe bien, l’entreprise doit de toute façon opérer sa transformation numérique. Gageons qu’elle ne fera pas l’erreur d’oublier les hommes au profit des outils.
Et pour identifier les bonnes pratiques à mettre en place, commençons par observer comment les individus s’en sortent et arrivent à faire dans ce nouveau paysage numérique ! Le biomimétisme consiste à aller s’inspirer des chauves souris ou du poulpe pour améliorer nos radars ou nos colles industrielles; pourquoi ne pas s’inspirer de ce que font et comment s’organisent les individus connectés pour identifier les structures et logiques organisationnelles ad hoc ?
Rentrons dans l’ère managérial du #collaborativisme !

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